Les critères à examiner
Segments utiles à l’acquisition
Séparez les contacts selon leur origine, leur étape de décision et les actions réellement enregistrées : demande de devis, téléchargement ou visite d’une page clé. Un segment doit pouvoir être expliqué au client et supprimé quand sa finalité disparaît. Évitez de mélanger les bases de plusieurs annonceurs dans un même espace. Prévoyez aussi une procédure pour corriger une source erronée ou retirer un contact.
Connecteurs et événements clients
Chaque client possède son propre CRM, son outil d’analytics et parfois une boutique sous Shopify, WooCommerce ou PrestaShop. Vérifiez s’il existe un connecteur natif, un lien Zapier/Make ou seulement un export CSV, puis contrôlez le sens de synchronisation et les champs transmis. Un événement d’achat sans identifiant de campagne exploitable ne suffit pas à attribuer une conversion.
Périmètre des données
Dessinez le flux de données avant de configurer les audiences : quelles informations le client transmet-il, à quelle équipe et pour quelle campagne ? Distinguez clairement les environnements lorsque plusieurs marques sont gérées par l’agence, et documentez les accès des prestataires. Pour les formulaires, conservez la preuve du choix exprimé et la source de collecte ; ne réutilisez pas une liste importée sans vérifier son origine.
Attribution et paramètres UTM
Mettez-vous d’accord avec le client sur les paramètres UTM, la fenêtre d’attribution et la conversion retenue avant le lancement. Vérifiez que les liens gardent leurs paramètres après redirection et que l’outil analytique du site les reçoit. Les rapports d’envoi décrivent des clics ; ils ne prouvent pas à eux seuls qu’un email a causé une vente. Présentez séparément la mesure observée et ses limites.
Consentement et désinscription
Pour la prospection B2C, obtenez le consentement préalable ; pour les clients existants, l’exception des produits ou services analogues suppose un lien pertinent et une opposition simple dans chaque message. En B2B, informez les personnes et permettez-leur de s’opposer. Le client reste responsable de la base et l’agence doit tracer ses consignes. Vérifiez les rôles contractuels et le traitement des demandes de retrait.
Délivrabilité et coût réel
Contrôlez SPF, DKIM et DMARC avec l’équipe qui gère le domaine d’envoi, et convenez d’un rythme de montée en charge adapté à l’historique de la base. Comparez ensuite la facturation au nombre de contacts avec celle liée aux volumes envoyés : une audience qui grossit ou reçoit plusieurs relances change le budget différemment. Vérifiez les seuils, sièges et options inclus dans la formule.
Questions frequentes
Comment relier une campagne emailing aux annonces SEA ?
Commencez par définir l’action attendue après le clic : demande de contact, inscription ou achat. Utilisez des paramètres UTM cohérents avec ceux des annonces et vérifiez leur conservation jusqu’à la page de destination. Si une personne a déjà converti, excluez-la des relances prévues pour les prospects. La plateforme d’emailing renseigne l’envoi et les clics ; l’outil analytique du site sert à rapprocher ces visites des conversions observées.
Quelles données demander au client avant de lancer les envois ?
Demandez la source de chaque liste, la date et le contexte de collecte, ainsi que les preuves de consentement lorsque la prospection B2C le requiert. Faites préciser les formulaires, les champs facultatifs et le système qui reçoit les demandes de désinscription. Pour les contacts professionnels, documentez l’information communiquée et le moyen d’opposition. Une base ancienne sans historique exploitable ne doit pas être traitée comme une audience prête à contacter.
Comment organiser un test A/B sans fausser le résultat ?
Choisissez une seule variable par test, comme l’objet ou l’appel à l’action, et fixez à l’avance le critère de décision. Gardez les audiences comparables et évitez de changer simultanément le contenu, l’heure et la page d’arrivée. Le volume disponible chez un client peut ne pas permettre de conclure ; présentez alors le résultat comme un signal à confirmer, pas comme une règle universelle. Archivez la variante, le segment et la période.
Quels indicateurs présenter dans le bilan mensuel au client ?
Présentez les volumes envoyés, les rebonds, les désinscriptions et les clics vers les pages prévues, avec une comparaison à une période cohérente. Ajoutez les conversions attribuées par l’analytics du site en décrivant la règle d’attribution utilisée. Les ouvertures sont affectées par les mécanismes de protection de la vie privée ; évitez d’en faire un indicateur isolé de succès. Terminez par une décision concrète pour la prochaine campagne.
Quelle automatisation mettre en place en premier pour un prospect ?
Un accusé de réception suivi d’une courte séquence de qualification constitue souvent un premier parcours utile après une demande entrante. Précisez au client quelles informations déclenchent chaque message et à quel moment un commercial reprend la main. Ajoutez une sortie dès qu’une réponse ou une conversion est enregistrée. Cette règle évite qu’une personne continue de recevoir des relances commerciales alors qu’elle a déjà engagé une conversation.
Que vérifier lorsqu’un email arrive en indésirable ?
Commencez par contrôler l’authentification du domaine, les rebonds et les plaintes, puis comparez les changements récents de contenu, de fréquence ou de provenance des contacts. Demandez au client si des formulaires ou imports ont été modifiés. Réduisez les envois aux audiences dont l’intérêt est établi pendant le diagnostic. Une délivrabilité faible n’a pas une cause unique : conservez les dates et les réglages pour isoler le changement associé.
Comment connecter l’email aux données d’une boutique en ligne ?
Identifiez d’abord la plateforme et les événements que le client veut exploiter : commande validée, panier commencé ou produit consulté. Vérifiez s’il existe un connecteur natif, un lien Zapier/Make ou seulement un export CSV, puis testez la remontée d’un événement avec une commande de contrôle. Les champs transmis doivent être nécessaires au scénario ; excluez les données sensibles et formalisez qui corrige une synchronisation erronée.
Comment budgéter l’outil quand une audience augmente ?
Projetez plusieurs scénarios de contacts actifs et de fréquence d’envoi à partir des campagnes réellement prévues, puis relisez les paliers et les éventuels frais de dépassement. Certains services facturent selon les contacts conservés, d’autres selon les messages envoyés ou les fonctions activées. Distinguez la licence de la prestation d’agence dans le devis. Convenez aussi de la personne qui valide une hausse de formule si la base franchit un seuil.
Qui doit signer le contrat de sous-traitance des données ?
Le client détermine les finalités et les moyens essentiels de ses campagnes ; l’agence agit souvent comme sous-traitant lorsqu’elle traite les données selon ses instructions. Les rôles doivent être confirmés pour le projet et décrits dans un contrat conforme à l’article 28 du RGPD. Demandez également où les données sont hébergées, quels sous-traitants ultérieurs interviennent et comment les demandes de droits seront relayées. Faites valider le montage par le DPO ou le conseil du client.
Quand valider les campagnes multicanales avec le client ?
Cadrez la validation avant la mise en production en nommant un interlocuteur côté annonceur, une date limite et les éléments qui doivent être relus : ciblage, page d’arrivée, paramètres UTM et contenu de l’offre. Prévoyez un contrôle après publication pour confirmer le rendu des liens et le déclenchement prévu. Pendant une période commerciale dense, anticipez les arbitrages sur les budgets SEA et les messages envoyés afin d’éviter deux sollicitations incompatibles à la même audience.