Les critères à examiner
Données de santé hors des segments
Les champs marketing doivent rester limités aux coordonnées, à la preuve du consentement et aux préférences de contenu. Ne stockez jamais pathologies, poids, allergies ni régimes thérapeutiques dans des champs de fusion, tags ou segments : les données de santé constituent une catégorie particulière au sens de l’article 9 du RGPD. Si votre logiciel de cabinet conserve ces éléments, gardez-le distinct de l’outil de campagne et faites examiner les flux par votre DPO ou conseil.
Rappels reliés à l’agenda
Pour les consultations au cabinet et en téléconsultation, prévoyez une confirmation claire, les consignes de connexion et un rappel pratique à une échéance raisonnable. Vérifiez si votre agenda propose un connecteur natif, un lien Zapier/Make ou seulement un export CSV ; ne recopiez pas le motif de consultation dans la campagne. Testez aussi le fuseau horaire et la procédure pour corriger ou annuler un rendez-vous déplacé.
Consentement distinct selon la finalité
Une adresse remise pour organiser un rendez-vous ne vaut pas automatiquement inscription à la lettre commerciale. Pour la prospection B2C, obtenez le consentement préalable et gardez la preuve du choix ; rendez le désabonnement simple dans chaque message. Sur vos formulaires, séparez les informations nécessaires à la consultation des préférences facultatives de communication. Faites vérifier les règles de communication de votre profession avant de promouvoir un atelier ou une offre.
Un calendrier éditorial réaliste
Planifiez des contenus généraux autour des produits de saison, de la lecture d’étiquettes et des dates de vos ateliers, plutôt que des messages fondés sur le suivi d’une personne. Les recettes du printemps ou de l’automne peuvent soutenir une lettre régulière ; les périodes de rentrée et de janvier peuvent annoncer les disponibilités du cabinet. Évitez les injonctions liées au poids et les promesses de transformation. Gardez le rythme annoncé aux abonnés et prévoyez des périodes sans campagne.
Délivrabilité et gestion des oppositions
Un cabinet doit pouvoir identifier la source et la date d’inscription, supprimer les adresses erronées et appliquer immédiatement une opposition. Examinez la gestion des rebonds et des désabonnements, la personnalisation du domaine d’envoi et les moyens de récupérer une preuve de consentement. N’importez pas d’anciens fichiers de rendez-vous comme s’il s’agissait d’abonnés. Pour les échanges nécessaires au suivi d’une prestation, définissez avec votre conseil leur finalité et leur base juridique.
Coût selon contacts ou envois
Les cabinets n’ont pas tous le même rythme : une lettre mensuelle peut toucher une liste stable, tandis que les confirmations et rappels ajoutent des envois. Comparez les formules selon la taille de base facturée, les contacts désabonnés éventuellement comptés et le volume inclus. Faites un scénario avec votre nombre réel d’abonnés et de campagnes sans extrapoler un tarif. Contrôlez ce qui se passe lorsque la liste ou l’activité augmente.
Questions frequentes
Que mettre dans le premier email après une inscription à la lettre ?
Confirmez l’inscription, rappelez le thème choisi et indiquez à quelle fréquence vous écrirez. Donnez un moyen clair de modifier ses préférences ou de se désabonner, puis livrez la ressource promise, par exemple une fiche pour comparer les informations d’une étiquette. Présentez brièvement votre qualification et le cadre de vos contenus. N’invitez pas la personne à vous transmettre son historique médical en réponse : les questions propres à une consultation doivent emprunter un canal adapté au cabinet.
Comment envoyer un rappel de téléconsultation sans exposer d’information ?
Le rappel peut contenir la date, l’heure, le lien de connexion et les consignes techniques, sans préciser le motif ni le contenu prévu de la séance. Adressez-le à la personne concernée en contrôlant soigneusement le destinataire, surtout si le message part d’une liste. Évitez un objet qui révèle une situation médicale sur un écran partagé. Définissez avec votre équipe si ce message relève de la gestion du rendez-vous ou d’une campagne marketing et choisissez le système approprié à cette finalité.
Un diététicien peut-il utiliser un outil d’emailing pour ses patients ?
Un outil de campagne peut servir à une lettre pédagogique ou à des annonces d’ateliers, avec des coordonnées et préférences limitées à ces usages. Il ne doit pas accueillir les notes de consultation, prescriptions, allergies, poids, pathologies ou régimes thérapeutiques. Le dossier professionnel et le marketing répondent à des besoins différents : séparez leurs accès et leurs données. Évaluez les rôles contractuels, les lieux d’hébergement et les durées de conservation avec votre DPO ou conseil avant de connecter vos systèmes.
Quelle différence présenter entre diététicien et nutritionniste ?
Présentez votre diplôme, votre qualification et votre champ d’exercice avec précision. En France, le diététicien diplômé relève d’une profession de santé réglementée et peut être identifié dans les répertoires professionnels applicables, notamment via son numéro RPPS lorsqu’il est concerné. Le terme nutritionniste, employé seul, ne décrit pas nécessairement la même qualification. Évitez de laisser entendre qu’un titre ou un parcours que vous ne détenez pas vous autorise à soigner. Faites valider vos formulations professionnelles et publicitaires par votre instance ou conseil compétent.
Comment annoncer un atelier collectif sans confusion avec une consultation ?
Décrivez le sujet général, le public visé, la date, le lieu ou le format à distance, la durée et les conditions d’inscription. Indiquez ce qui sera abordé en groupe et précisez que la séance ne constitue pas un bilan individuel si tel est le cas. Le formulaire doit demander uniquement les éléments nécessaires à l’organisation et expliquer séparément toute inscription à des communications ultérieures. Après l’atelier, envoyez les documents convenus aux inscrits sans publier la liste des participants ni leurs questions.
Puis-je partager le témoignage d’un patient dans une newsletter ?
Ne présentez pas de témoignage faisant état d’un résultat de santé, d’une perte de poids ou de l’évolution clinique d’une personne comme argument commercial. La confidentialité et les règles de communication des professions de santé imposent une attention particulière, même si le patient dit être d’accord. Préférez expliquer votre méthode de travail, les thèmes d’un atelier ou le contenu d’une ressource sans attribuer d’issue médicale à un patient. Vérifiez les obligations applicables à votre profession auprès de votre instance et de votre conseil.
Comment entretenir un partenariat d’adressage avec des médecins ?
Présentez aux professionnels partenaires vos coordonnées professionnelles, vos créneaux disponibles, votre qualification et les modalités pratiques pour orienter une personne vers votre cabinet. Une note d’information ou une fiche de présentation ciblée peut être plus utile qu’une newsletter commerciale générale. Ne transmettez pas par email marketing le nom d’une personne adressée ni son motif de consultation. Convenez d’un canal sécurisé et d’un processus distinct pour les échanges nécessaires à la coordination des soins, avec les responsabilités clarifiées.
Comment parler d’un remboursement par une mutuelle ?
Certaines complémentaires santé prévoient une prise en charge de consultations diététiques selon leur contrat, mais les conditions diffèrent d’un organisme et d’un assuré à l’autre. N’annoncez pas qu’une consultation sera remboursée sans vérification individuelle. Vous pouvez inviter la personne à consulter les garanties de sa mutuelle et à demander les justificatifs requis. Présentez séparément vos honoraires, les modalités de règlement et les documents que vous remettez. Évitez de collecter des informations sur son contrat dans un formulaire de prospection.
Quelles précautions prendre avant d’importer un fichier d’adresses ?
Documentez la provenance de chaque adresse, le contexte de collecte et la finalité annoncée. Une liste constituée pour gérer des rendez-vous ne doit pas être convertie automatiquement en abonnés à des offres. Pour la prospection commerciale B2C, recueillez le consentement préalable et écartez les personnes opposées. Nettoyez les doublons sans enrichir le fichier avec des données de consultation. Conservez la preuve utile dans un emplacement contrôlé et demandez un avis lorsque l’origine d’une ancienne liste est incertaine.
Quand faut-il vérifier si un hébergement HDS est nécessaire ?
La certification HDS concerne l’hébergement de données de santé dans les situations prévues par le cadre applicable ; le simple envoi d’une newsletter ne suffit pas à conclure qu’elle s’impose. Si un service conserve des informations cliniques, examinez précisément les données, les rôles et les flux concernés avec votre DPO ou conseil. Le moyen le plus simple de réduire l’exposition dans le marketing est de ne pas y placer pathologies, poids, allergies ou régimes thérapeutiques. Demandez au fournisseur où les données sont hébergées et quelles garanties contractuelles s’appliquent.