Les critères à examiner
Des listes fondées sur le consentement
Constituez des listes à partir de choix explicites : recevoir le programme des activités, les informations destinées aux proches ou les nouvelles d’une résidence. Une personne qui demande une brochure ne s’attend pas forcément à une série de sollicitations commerciales. Notez la date et le contexte de l’accord, facilitez le retrait et vérifiez les règles applicables avec votre DPO ou conseil. Ne créez jamais de segment à partir d’un diagnostic, d’un niveau de dépendance ou d’une situation de soins.
Un suivi humain des visites
Après une visite, un message bref peut remercier la famille, rappeler le nom de la personne à joindre et transmettre les documents demandés. Automatisez seulement l’accusé de réception ou l’envoi d’un lien pratique ; une question sur l’accompagnement mérite une réponse individualisée par un interlocuteur compétent. Convenez d’un délai de reprise avec l’équipe et désactivez les relances si la famille le demande. Une automatisation ne doit pas laisser croire qu’une place ou un service est garanti.
Un calendrier sans pression
Les proches peuvent comparer plusieurs solutions sur une durée variable, parfois interrompre leurs démarches ou changer de priorité. Préparez quelques rendez-vous éditoriaux prévisibles : activités saisonnières, modalités de visite, réunions d’information et horaires des fêtes. Laissez les abonnés choisir les nouvelles qu’ils souhaitent recevoir et espacez les messages. Une liste d’attente administrative ne vaut pas inscription marketing : demandez un accord distinct avant d’envoyer des actualités promotionnelles.
Séparer actualités et échanges privés
Une lettre d’information peut raconter la vie collective, annoncer une animation ou rappeler une fermeture. Les échanges concernant une personne précise doivent suivre les canaux prévus par l’établissement et être adressés uniquement aux interlocuteurs autorisés. Définissez les listes, les responsables et les règles de transfert avant de donner accès à l’outil. Les données sensibles ne doivent pas apparaître dans les champs de personnalisation, les objets des emails ou les critères de ciblage.
Une lecture accessible à tous
Utilisez des caractères assez grands, des titres explicites et des paragraphes courts. Le langage simple aide les proches à retrouver une date, une adresse ou une consigne sans parcourir un texte dense. Ne transmettez pas une information essentielle uniquement dans une image ; ajoutez un texte alternatif pertinent et des liens compréhensibles hors contexte. Relisez sur téléphone et ordinateur, puis proposez un contact téléphonique pour les personnes qui préfèrent parler à quelqu’un.
Accès, conservation et sécurité
Établissez quelles coordonnées peuvent figurer dans l’outil marketing, qui peut les consulter et combien de temps elles y restent. Demandez au prestataire les modalités d’hébergement, les sous-traitants, l’export et la suppression des données, puis examinez le contrat de sous-traitance avec votre conseil. Appliquez le RGPD et les recommandations de la CNIL, gérez les oppositions et limitez les accès par rôle. Ne stockez jamais d’informations médicales ou de détails de prise en charge dans une plateforme de campagne.
Questions frequentes
Que peut contenir une lettre destinée aux proches d’une résidence ?
Privilégiez les informations collectives et vérifiables : calendrier des animations, modalités de visite, horaires d’accueil, menus lorsqu’ils sont destinés à tous, ou compte rendu d’une fête avec autorisation pour les images. Présentez les coordonnées d’un interlocuteur pour les demandes individuelles. Avant d’inclure une photo, obtenez les autorisations nécessaires auprès des personnes concernées ou de leurs représentants. Une lettre d’actualité ne doit pas révéler la situation personnelle d’un résident, même sous forme d’anecdote reconnaissable.
Comment recueillir l’accord d’une famille pour recevoir les actualités ?
Proposez une case non précochée sur le formulaire, expliquez qui enverra les messages et précisez le type de nouvelles et leur fréquence indicative. Gardez une trace de la date et de la formulation acceptée, puis incluez un moyen de se désabonner dans chaque email. Une demande de renseignements ou une inscription sur une liste administrative ne vaut pas automatiquement accord pour des campagnes. Faites vérifier vos formulaires et vos pratiques par votre DPO ou conseil.
Faut-il utiliser le même outil pour les prospects et les familles des résidents ?
Un même service peut parfois gérer plusieurs audiences, à condition de les distinguer clairement et de limiter les accès. Créez des listes séparées pour les personnes qui demandent des informations sur l’établissement et les proches qui reçoivent les actualités de la vie collective. Évitez de réutiliser une adresse obtenue pour une démarche dans un autre contexte sans vérifier la base légale et les attentes de la personne. Convenez d’une procédure de correction et de suppression lorsqu’un contact change.
Quelle séquence prévoir après une demande de visite ?
Commencez par confirmer la date, l’adresse, les conditions d’accès et le nom de la personne qui accueillera la famille. Après la rencontre, un bref remerciement peut transmettre les documents demandés et les coordonnées d’un interlocuteur. N’ajoutez pas automatiquement plusieurs relances commerciales : demandez quel suivi serait utile, puis respectez la réponse. Si la question touche à l’accompagnement ou à la disponibilité d’un service, faites répondre l’équipe concernée plutôt qu’un scénario générique.
À quelle fréquence envoyer des nouvelles aux proches ?
Choisissez un rythme que votre équipe peut tenir dans la durée, par exemple une lettre liée aux temps forts de la vie collective ou un récapitulatif périodique. Dites clairement aux abonnés à quoi s’attendre et évitez les envois répétés pour la même annonce. Les mises à jour importantes sur l’organisation doivent suivre le protocole interne et être communiquées rapidement par le canal approprié. L’email marketing ne remplace ni les échanges individuels prévus ni les procédures d’urgence.
Peut-on mentionner un résident ou montrer son image dans une newsletter ?
Une image, un prénom associé à une activité ou un récit peut permettre d’identifier une personne. Demandez une autorisation adaptée au contexte et au support, en tenant compte de la capacité de la personne à exprimer son choix et, si nécessaire, de son représentant. Respectez un refus sans conséquence sur l’accompagnement. Expliquez comment retirer l’autorisation pour les prochaines publications et évitez les détails qui exposeraient la vie privée, même si le message est envoyé à un cercle restreint.
Quelles informations ne faut-il jamais mettre dans une campagne ?
N’inscrivez pas de diagnostic, traitement, degré de dépendance, incident individuel ou détail de dossier dans un champ de contact, un segment, un objet ou un lien de suivi marketing. Les données de santé relèvent d’une catégorie particulière au titre du RGPD. Pour une communication nominative nécessaire à l’accompagnement, utilisez les outils et procédures autorisés par votre organisation. Demandez au DPO ou conseil de valider les flux, les accès et les durées de conservation avant tout nouvel usage.
Comment rendre les emails plus faciles à lire pour des proches âgés ?
Adoptez une taille de caractères confortable, un contraste net et des phrases directes. Placez la date, l’adresse ou l’action attendue dans le texte, avec un lien descriptif plutôt qu’un simple « cliquez ici ». Ne faites pas reposer une consigne sur une couleur ou une image seule. Testez l’affichage sur mobile, permettez l’agrandissement du texte et offrez une adresse ou un numéro de téléphone pour les personnes qui souhaitent obtenir l’information autrement.
Comment gérer une opposition ou une demande de désinscription ?
Faites figurer un lien de désinscription simple dans chaque email et traitez les demandes reçues par d’autres canaux sans délai indu. Conservez les informations minimales nécessaires pour éviter qu’une adresse opposée soit réimportée par erreur, tout en limitant l’accès à cette liste. Distinguez l’arrêt des actualités facultatives des communications essentielles à un service en cours, qui doivent suivre un canal et une base juridique adaptés. Faites valider cette séparation par votre conseil.
Que demander à un fournisseur avant d’y charger des coordonnées ?
Demandez où les données sont hébergées, quelles entités peuvent y accéder, comment sont gérés les sous-traitants ultérieurs et comment exporter puis supprimer les contacts. Faites examiner avec votre DPO ou conseil le contrat encadrant le traitement, les délais de conservation et la façon de répondre aux demandes de droits. Vérifiez les rôles d’accès, les journaux disponibles et la procédure en cas d’incident avant tout import de coordonnées.